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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 20:00

 

Mot-clefs

Projet de Barrage à Sivens (Tarn) / Hommage à Rémi Fraisse / Association « Agir pour l’Environnement /  Réseau "France Nature Environnement" / Ligue des Droits de l'Homme / Rapport du CGEDD d’Octobre 2014 : « Expertise du projet de barrage de Sivens (Tarn) »  / Grands Projets Inutiles Imposés (GPII).

 

 


Doëlan, vendredi 31 octobre 2014 dans l'après-midi ...


 

BlogED-014r Site FNE Annonce Sit In 2-11-14

 L'annonce sur le site de France Nature Environnement (FNE) d'un "Sit-in pacifique

le 2 novembre 2014 à 16 h devant le Mur pour la Paix au Champ de Mars à Paris

en la mémoire de Rémi Fraisse

(voir plus bas le texte du communiqué de FNE)

 

 

  

Préambule

 

Il y a bien longtemps que je n’ai pas trouvé assez de disponibilité pour écrire un nouvel article sur ce blog, à mon grand regret … alors que la matière, elle, est abondante en sujets, en idées, en photos amassées destinés aux diverses rubriques prévues, ceci sur des thèmes très agréables (ex : Parade OFNI – Objet Flottants Non Identifiés - du 20 Juillet à Riec-sur-Bélon, Fête d’Automne au Manoir de Kernault du 19 octobre, etc.) et d’autres qui le sont moins (cf. projets « mal ficelés » eu égard à l’environnement et aux divers usagers) ! Encore faut-il mettre tout cela en bonne forme …

 

Mais à l’instant j’ai reçu - après d’autres venant de sources associatives : FNE, LDH , ACIPA … - un courriel très « déclencheur » : celui de l’Association « Agir pour l’environnement » … et je le soumets tel quel aux lecteurs du Blog ED Environnement Doëlan.

 

En effet, il rend compte à la fois de l’émotion que je ressens comme beaucoup de personnes  face au drame inacceptable car évitable : la mort d’un jeune homme - Rémi Fraisse, qui manifestait contre un projet aux conséquences environnementales discutables à Sivens dans le Tarn – et d’une analyse que j'approuve : celle concernant l'urgence d'un changement profond dans le fonctionnement social et politique (la "gouvernance") à propos des questions environnementales … et bien d’autres. Pour l’environnement, la pensée va notamment vers les projets d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes … et aussi des Cultures Marines à Moëlan-sur-Mer !

 

Outre cette contribution d' "Agir pour l'Environnement, on trouvera plus bas    : a/ des articles de journaux; b/ des communiqués et lettres ouvertes; c/ le lien au Rapport « Expertise du projet de barrage de Sivens (Tarn) » de MM. FORRAY et RATHOUIS du CGEDD demandé par la Ministre de l'Ecologie S. ROYAL et rendu public le 27 Octobre.

 

 

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Le courriel de l’Association Agir pour l’environnement du 31-10-14 :

"Barrage Sivens – Hommage à Rémi Fraisse (26-10-14)"



-------- Message original --------

Sujet:

BARRAGE SIVENS - Hommage à Rémi Fraisse (26.10.14)

Date :

Fri, 31 Oct 2014 15:59:39 +0100

De :

Courriel'Action | Agir pour l'Environ... <contact@agirpourlenvironnement.org>

Répondre à :

<contact@agirpourlenvironnement.org>

 

 

BlogED-005r AgirPrL'Env-Poème pr Rémi Fraisse

 

« BARRAGE SIVENS - Hommage à Rémi Fraisse »

C'est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

(Arthur Rimbaud, Le Dormeur du val, octobre 1870)

 

Sivens : Des armes et des larmes...

 

 

Il n'y a pas de mots pour exprimer la douleur d'une famille meurtrie par la mort d'un enfant. De violences en souffrances, le décès d'un manifestant doit déboucher sur le silence de tous. Recueillement qui doit précéder une véritable réflexion sur les déterminants qui ont conduit à ce drame.

L'usage d'une grenade offensive ayant entrainé la mort d'un jeune homme de 21 ans n'est pas une bavure mais le fruit d'une tension auto-entretenue visant à dissuader celles et ceux qui s'opposent à l'un de ces trop nombreux grands projets inutiles et imposés. Depuis plusieurs semaines, la violence policière fait écho à une mobilisation citoyenne de plus en plus déterminée et radicale. Chacun pouvait mesurer les risques engendrés par une telle situation mais personne n'a pu, voulu ou osé rechercher une solution amiable. Pour certains élus locaux, les délices de la confrontation, la volonté d'en découdre et de ne pas « perdre la face » ont ainsi été privilégiés.

Cette cristallisation est le symptôme d'une démocratie malade. Ce drame révèle une chose : en cas de conflit, il n'existe pas de cadre démocratique permettant une expression apaisée des oppositions.

Dépositaires d'une légitimité élective de moins en mois représentative, les élus se sont enfermés dans le respect scrupuleux d'outils (enquête publique, déclaration publique, débat public...) qui ne répondent plus aux nécessités du moment.

Par facilité, élus locaux et adeptes d'une gouvernance instrumentale se plient aux contraintes d'une démocratie factice. Au terme de ce jeu de dupes, ces projets contestés sont imposés et conduisent à ces boutons de fièvre démocratique. Faute d'être entendue, la contestation force la voix.

La Commission Nationale du Débat Public doit jouer un rôle de médiateur. Petits et grands projets doivent pouvoir faire l'objet d'un échange démocratique où le jeu de postures laisserait place au débat. Reste que de trop nombreux exemples ont entamé la confiance que l'on pouvait avoir en ces outils éminemment démocratiques. Le recours à cette commission ne peut tenir lieu de passage obligé. Le débat doit être le théâtre d'une confrontation respectueuse, d'une écoute réciproque et d'un respect mutuel. L'honnêteté doit présider à l'organisation de ces débats; au risque de conduire à ces violences qui ne sont que la conséquence d'une malfaçon démocratique.

A Sivens, comme à Notre-Dame des Landes, à Drucat, à Nonant le Pin et dans des dizaines d'autres lieux en France, une alerte citoyenne doit pouvoir suspendre un projet afin que de nouvelles expertises puissent être menées. Face à la brutalité de certaines décisions prises par des élus trop sûrs d'eux-même, il y a lieu de restaurer la confiance en nos institutions et réintroduire de la rationalité et de l'objectivité dans la décision publique.

Dans le Tarn, le recours à deux experts indépendants missionnés pour évaluer le bien-fondé du projet de barrage a conduit les élus locaux à accélérer la destruction de la zone humide. Ce passage en force est révélateur d'une volonté de fonder la décision politique sur une base contestable et contestée. Au lieu de tenter d'objectiver la controverse, le président du Conseil général du Tarn a voulu ériger le caprice d'enfants gâtés de la démocratie en mode de gouvernance.

Or, ce jusqu'au boutisme conduit la mobilisation citoyenne à se radicaliser, justifiant en retour l'usage d'une force, qui, pour être « légale », n'en reste pas moins meurtrière et illégitime.

Au regard des très nombreux projets d'aménagement contestés, il y a urgence à redéfinir le cadre démocratique et sortir par le haut de conflits, qui sans médiation, conduisent à la violence et aux larmes.

Stéphen KERCKHOVE, délégué général d'Agir pour l'Environnement.

contact@agirpourlenvironnement.org
--
http://www.agirpourlenvironnement.org
http://www.facebook.com/association.agirpourlenvironnement
http://www.twitter.com/APEnvironnement

 

 


 

 

PS 1 : PETITION - Stop au barrage d’irrigation de Sivens : écrivez à la ministre de l'Ecologie !
PS 2 : Merci beaucoup à STF - læi pour l'autorisation d'utiliser son illustration.
PS 3 : Retrouvez nos actualités, actions, dessins s

 

 

Lien au site de l'Association "Agir pour l'environnement" :

 

http://www.agirpourlenvironnement.org/blog/sivens-hommagearemifraisse-3850

 

 


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Pour en savoir plus  ...


  

a) articles de journaux et sites internet

 

 

- Le Monde.fr

  31.10.2014 à 10h35 • Mis à jour le 31.10.2014 à 12h38 | Par Philippe Gagnebet (Envoyé spécial à Albi)

  "Barrage de Sivens : les élus locaux renvoient la balle à l'Etat" - Cliquer ICI.

 

- Le Monde.fr

   29.10.2014 à 17h56 • Mis à jour le 31.10.2014 à 11h03 | Par Philippe Euzen    

  "Barrage de Sivens : quelles issues possibles ?" - Cliquer ICI.

 

 

- La Dépêche.fr 

   27/10/2014 à 18:21, Mis à jour le 27/10/2014 à 19:37

   "Thierry Carcenac: "Mourir pour des idées, c'est une chose, mais c'est quand même relativement bête".

   Cliquer  ICI.

 

- Metronews.fr

  Mis à jour : 28-10-2014 21:16

  "Sivens : Thierry Carcenac, président PS du Tarn, provocateur ou dépassé"- Cliquer ICI.

 

- France Nature Environnement "

  "304m de large, 12m de haut et 2km de long d’incompétences"- Cliquer ICI.

 

 

 

b) communiqués et lettres ouvertes

 

  - Communiqué de France Nature Environnement 

Sit-in pacifique en mémoire de Rémi, militant écologiste mort à Sivens

Dimanche 2 novembre 2014 - 16 : 00 Mur pour la Paix - Champ de Mars - Paris 7e

Dans la nuit du 25 au 26 octobre, Rémi Fraisse, 21 ans, jeune naturaliste passionné de botanique et engagé au sein du réseau associatif pour la préservation de notre environnement, a été tué à l'occasion d’une manifestation contre le projet de barrage à Sivens, dans le Tarn.

Rémi était bénévole à Nature Midi-Pyrénées, une association du mouvement France Nature Environnement, la fédération française des associations de protection de la nature et de l'environnement.  Nous appellons ce dimanche 2 novembre à un grand sit-in pacifique de recueillement en sa mémoire, sans slogan ni banderole, à 16:00, devant le Mur pour la Paix, Paris 7e.

La Renoncule à feuilles d'ophioglosse, plante dont Rémi, botaniste, était spécialiste, sera le symbole de ce recueillement et de son engagement pour la nature. Une image de cette fleur, à imprimer et découper, peut être téléchargée en cliquant ici (à imprimer en A4)* ou ci-dessous. Nous invitons chacun à se l'approprier et à la porter de façon visible lors du sit-in. Un registre de condoléances permettra à chacun d’exprimer son soutien.   

Si vous ne pouvez pas être là mais que vous souhaitez vous associer à ce sit-in, nous vous invitons à poser, dimanche soir à 18 : 00, une bougie sur le rebord de votre fenêtre et à arborer la renoncule en signe de soutien.

Merci de faire passer ce message dans tous vos réseaux.  Pour partager l'événement sur Facebook, cliquez ici ou http://ow.ly/DyFpx

(le lien du communiqué : I C I ).

 

- Sur le site de France Nature Environnement, la "Lettre Ouverte des Associations au Premier Ministre Manuel Valls" - Cliquer  I C I.

 

- Communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme - LDH - du 28-10-2014

 

 BlogED-011r Site LDH - Rémi Fraisse

 

Contester et mourir… conséquence du refus de la confrontation démocratique

« Rémi Fraisse est mort dans la nuit du 25 octobre 2014 lors de la manifestation qui s’opposait à la construction d’un barrage de retenue à Sivens, dans le Tarn. Militant écologiste, membre de France nature environnement, il faisait partie des nombreux acteurs, en particulier locaux, qui voulaient faire connaître un point de vue, pourtant largement partagé, de contestation d’un projet dont l’utilité méritait d’être interrogée.

Cette mort n’est pas acceptable. La Ligue des droits de l’Homme présente à sa famille et à ses proches toutes ses condoléances.

La LDH prend acte de l’ouverture prochaine d’une information judiciaire, seule mesure de nature à permettre d’établir la vérité des faits.

Cependant, quelles que soient les responsabilités individuelles qui se révéleront, la mort d’un manifestant atteste d’un mauvais usage, voire d’un usage excessif des forces de l’ordre.

La Ligue des droits de l’Homme constate que de Continental à Notre-Dame-des-Landes, de la ferme des « Mille vaches » à Sivens, la contestation est criminalisée et réprimée. Cette politique place l’ensemble de la société sous tension alors même qu’elle aurait besoin de raison, et elle substitue l’autoritarisme au débat et à l’imagination dont nous avons besoin collectivement pour relever les défis posés au vieil ordre productif et de distribution. La société française doit apprendre à débattre avec calme du bien-fondé de ses aéroports, de ses barrages et de son industrie agroalimentaire. Le gouvernement doit apprendre à compter avec les refus populaires et à en valoriser l’apport dans des processus de confrontation démocratiques, accepter, enfin, de considérer que l’avenir n’est pas de son seul ressort.

A défaut, on peut prévoir d’autres tensions, d’autres durcissements, d’autres drames, provoqués de fait par des acteurs très éloignés de l’intérêt général. La Ligue des droits de l’Homme entend rester vigilante quant au respect des libertés et droits fondamentaux des citoyens par les pouvoirs publics, dans ce contexte comme dans d’autres.

Pari,s le 28 octobre 2014 ».

 

 

c ) Rapport d’expertise du CGEDD publié le 27-10-2014

 

 

BlogED-002r Site Ministère Ecologie Rapport Sivens

  Le site du Ministère de l'Ecologie qui publie le Rapport du CGEDD

 

Ce rapport de 62 pages intitulé « Expertise du projet de barrage de Sivens (Tarn) » a été établi par MM. Nicolas FORRAY et Pierre RATHOUIS du Conseil Général de l'Environnement et du Développement Durable du Ministère de l'Ecologie, ayant chacun le titre d' Ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts.

Il a été publié en ligne le 27 Octobre 2014. 

Accès en cliquant sur :

http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/009953-01_rapport_cle22264d-1.pdf

 

 

Evelyne Dumont

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Published by LE BLOG ED - dans Libre expression
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doc zaius 09/11/2014 19:25

Bonjour,
Le changement climatique entraînera, parmi ses nombreuses conséquences, un stress hydrique dont notre zone actuellement tempérée ne sera pas exemptée.
D’autre part la nécessité de développer les énergies renouvelables, et particulièrement l’électricité hydraulique, entraîne le besoin de multiplier les centrales « au fil de l’eau »
puisque les sites de barrages de haute chute sont déjà occupés.
Ces deux problèmes justifient donc la recherche de sites propices à l’établissement de barrages de basse chute pouvant servir à la fois de retenue d’eau pour les besoins futurs de l’agriculture, et
de stockage énergétique pour la production d’électricité verte quasiment au fil de l’eau.
Ces deux points ne sont remis en cause par personne.
La recherche de sites propices à l’une ou l’autre application, ou les deux à la fois, est orientée vers les zones géographiques vallonnées ou en forme de cuvette, parcourues par un cours d’eau à
débit conséquent, et pas trop éloignées des sites d’utilisation.
Ces installations ont une emprise au sol inévitable, plus ou moins importante selon le profil du terrain. La nuisance est donc certaine dès lors que l’on attache de l’importance à la protection de
la biodiversité, à la préservation des sites remarquables, à la conservation de la faune et de la flore locales, sans oublier les activités humaines qui peuvent être menacées par tout nouvel
ouvrage.
La décision de construire une telle installation en un lieu déterminé ne doit pas être motivée par des besoins particuliers immédiats, mais elle doit s’inscrire dans une perspective de long terme,
en l’occurrence il faut penser à l’horizon 2050 et au-delà.
La menace d’un stress hydrique dans cette région est-elle avérée, et avec quelle probabilité et quelle ampleur ?
Quelles en seront les conséquences humaines et économiques ?
Quelles sont les mesures envisagées pour pallier les inconvénients d’un tel stress ?
Un barrage est-il prévu dans le catalogue des mesures de protection ?
Quel serait le plan de développement de la région sans le barrage, et avec le barrage ?
Quels sont les éléments techniques et économiques permettant de déterminer l’importance à donner à l’ouvrage et son cahier des charges ?
Etc…
La guerre ( le mot convient puisqu’hélas il y a un mort) qui voit s’affronter les opposants et les forces de l’ordre est symptomatique du nouvel ordre des choses qui voit l’émergence d’une force
d’opposition aux structures traditionnelles de décision en ce qui concerne l’aménagement du territoire.
Cette force d’opposition s’érige en défenseur de la Nature et entend se constituer en organe de décision en lieu et place des structures officielles démocratiquement installées.
Il n’est pas mauvais en soi qu’un organe central soit contrebalancé par une opinion qui désire se faire entendre en dehors des périodes électorales.
Cette possibilité n’existe pas chez nous, les enquêtes d’utilité publique sont des farces, les décisions sont imposées par des autorités distantes peu ouvertes au dialogue, et vulnérables aux
conflits d’intérêts.
Les associations sont muselées par l’absence de possibilités d’actions de groupes.
Le résultat de ce mépris de l’opinion est l’émergence d’une opposition incontrôlable et dont la légitimité est discutable, opposition souvent cristallisée autour d’une idéologie qui porte le
« débat » sur un terrain politique et dont les moyens d’expression sont les actions de terrain et s’il y a lieu la force.
L’affrontement physique devient alors inévitable puisqu’aucun dialogue n’est possible.
Ce triste scénario est appelé à se répéter si les pouvoirs publics s’obstinent à ne pas entendre l’opinion et à lui donner des moyens d’expression réellement démocratiques.
Par ailleurs la pression démographique est une réalité; le réchauffement climatique est menaçant; les écologistes prônent eux-mêmes la préservation de l’agriculture à taille humaine et le maintien
de la population rurale dans les zones reculées;
Ne pourraient-ils pas faire un petit effort pour admettre qu’entre l’homme et la Nature des compromis doivent parfois être trouvés ?
Le manichéisme est un parti pris sans issue.